Déploiement informatique : définition et fonctionnement

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dessin serveur et ordinateur connecté sur cloud

Bien souvent, une entreprise a besoin de réaliser un déploiement informatique. Celui-ci permet l’implantation de nouveaux matériels, de nouvelles applications ou de nouveaux logiciels. Durant le processus, les opérations commerciales de l’organisation risquent de subir des perturbations. Voilà pourquoi, il est essentiel d’étudier avec précision l’exigence et de s’appuyer sur un plan de déploiement pour atteindre les objectifs.

Qu’est-ce que le déploiement par étapes ?

Le processus repose sur une migration graduelle des logiciels ou des éléments matériels au cours d’une implémentation afin d’incorporer progressivement le nouveau système. Par exemple, l’entreprise a besoin de s’orienter vers des services hébergés, ce qui nécessite une mise à jour des logiciels et des fonctionnalités en interne. Dans d’autres circonstances, un nouveau système doit être déployé en interne ou dans des unités opérationnelles.

Étant donné que le déploiement ne s’effectue pas en une seule fois, l’entreprise évite l’accumulation des problèmes potentiels de mise en œuvre. Par ailleurs, les phases précédentes permettent d’apporter un complément d’information pour faire preuve de plus d’efficience dans la poursuite du déploiement. L’idée repose sur la définition des anomalies et ainsi avancer plus sereinement sur le projet. Le déploiement par étapes est une méthodologie également appréciée par les utilisateurs, car ces derniers ont la possibilité de s’adapter progressivement au système.

L’inconvénient se fonde sur la présence de différents systèmes pouvant entraîner des perturbations chez les groupes d’utilisateurs. En effet, les collaborateurs ne sont pas sur les mêmes interfaces, ce qui peut parfois porter à confusion ou nuire à la qualité des données. Cependant, le déploiement doit systématiquement être géré par un partenaire de confiance ayant une spécialisation dans l’infogérance informatique.

Les différents types de déploiement

Afin de répondre aux besoins des organisations, différents types de déploiement peuvent être employés. Chacun présente ses propres avantages et inconvénients, d’où l’importance de les comparer afin de vous orienter systématiquement vers la technique la plus appropriée.

Vous retrouvez le déploiement de base, simpliste, mais efficace pour mettre à jour simultanément l’ensemble des environnements cibles, sans la nécessité de définir des processus ou une stratégie. Étant donné sa simplicité de mise en œuvre, le risque demeure plus important, car le déploiement des logiciels s’effectue lentement avec un contrôle limité.

Autre possibilité, le déploiement progressif. Les applications logicielles profitent d’une mise à jour progressive et lente en vue de remplacer l’ancien système. Le risque n’est pas non plus à négliger, car il n’y a aucune préservation de l’application originale.

Une autre solution consiste à s’orienter vers le déploiement bleu-vert. Une véritable opposition avec la méthodologie précédente, car vous conservez l’ancien environnement et en parallèle vous procédez au déploiement du nouveau système. En cas d’anomalie avec la nouvelle application, le flux peut parfaitement être redirigé vers l’ancien système. L’entreprise limite les perturbations et garde un fonctionnement optimal. Une fois que le nouvel environnement répond parfaitement aux besoins de l’organisation, c’est-à-dire en étant opérationnel et sans faille, l’ancien environnement est alors abandonné.

La dernière option concerne le déploiement canari. Le déploiement de l’application s’effectue par sous-ensemble. Initialement, la procédure concerne uniquement un groupe limité de personnes. Puis, le déploiement incrémentiel se poursuit avec des versions progressives. La mise en œuvre à petite échelle permet d’avoir des retours d’expérience de

la part des utilisateurs initiaux et donc d’identifier rapidement les bugs pour les corriger avant d’en arriver à la version finale. Le déploiement canari présente un avantage certain pour les applications disposant d’un groupe identifiable d’utilisateurs.

Les modalités d’application d’un plan de déploiement

Comme vous venez le voir, il existe différentes approches pour les déploiements. Donc, vous commencez par définir la méthode la plus appropriée en fonction de votre projet. Puis vous planifiez le déploiement en déterminant les objectifs visés et en mettant en place des indicateurs de performance. Dans tous les cas, le plan devra impérativement s’adapter à la structure informatique de l’entreprise.

La réussite du projet repose sur l’accompagnement d’un partenaire ayant toutes les connaissances nécessaires. Cependant, vous pourriez parfaitement créer une équipe dédiée en interne si vous avez les talents requis. Dans le cas contraire, impossible de faire l’impasse sur un prestataire capable notamment d’effectuer la gestion de réseau informatique.

Au cours du déploiement, de nombreux facteurs peuvent venir perturber votre environnement. Pour limiter les impacts sur l’entreprise et les utilisateurs, un environnement de test reste fortement conseillé. Au sein de celui-ci, vous retrouvez les activités réelles de l’organisation et des simulations identiques. Dès qu’un problème est détecté, l’équipe en charge du projet devra se montrer réactive pour procéder à toutes les modifications. L’environnement de test s’avère également très utile pour s’assurer de la bonne migration des données informatiques.

L’étape suivante consiste à créer un calendrier de déploiement pour faciliter le travail et optimiser la productivité. Les processus sont planifiés au sein du calendrier de déploiement avec des échéances précises et le regroupement des attributions pour chaque tâche. Vient ensuite la phase de mise en service, donc du déploiement définitif de l’application, du logiciel ou du matériel. Pour que les utilisateurs soient en mesure d’employer efficacement le nouveau dispositif, n’oubliez pas d’inclure une formation.