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Evolution et Transformation Digitale


La transformation digitale et ses conséquences

#digital

Article particulièrement intéressant mettant en lumière ce que Weodeo évoque dans ses approches commerciales, depuis quelques années déjà (hormis la partie télétravail pendant le confinement). En synthèse:
- La part du temps entre télétravail et présentiel va s'ajuster....hier 10% en télétravail versus 90% sur la période Covid. Cette part va s'ajuster mais le télétravail à des conséquences (isolement, équilibre vie privée/pro, perte d'efficacité dans la prise de décision...
- Nous allons donc assister dans les 18 mois à de profondes transformations organisationnelles en lien avec la 4eme révolution industrielle qui est le digital....et l'intelligence artificielle. MC Kinsey estime que 60% des métiers verront 30 à 40% de leurs taches automatisées d'ici à 2030...soit 800millions de travailleurs dans le monde. Ils devront acquérir de nouvelles compétences voire changer de métier.
- Pour finir, en synthèse nous allons passer d'une économie d'hyper efficience à une économie de la résilience
Weodeo qui a pour ambition notamment d'accompagner les décideurs dans leur transformation digitale peut vous aider à réfléchir et mettre en œuvre les méthodes et outils technologiques... pour aujourd'hui en pensant déjà à demain.

https://www.usine-digitale.fr/editorial/pour-mckinsey-le-travail-de-bureau-ne-sera-plus-jamais-comme-avant.N973006

https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6676738205099937792/


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Les coûts indirects des dysfonctionnements informatiques.

#digital

Une étude intéressante vient d’être menée par un cabinet et, fait ressortir plusieurs enseignements intéressants…avec des conséquences notamment financières importantes :

==>Très souvent, les directions ont une approche « parcellaire » d’un service informatique…le prisme des coûts directs. L’étude montre que les coûts indirects ne sont pas à mésestimer…ils représentent à minima 2 semaines perdus de travail par an voire 4 suite à des dysfonctionnements informatiques. L’étude prend l’exemple d’une entreprise de 10 000 collaborateurs. Son coût annuel oscille entre 25 millions de dollars et 50 millions de Dollars1 par an. (Source : « Experience 2020 : Digital Employee Experience Today »).

==>Les décideurs informatiques ont une vision sous-évaluée de l'étendue du problème pour la simple et bonne raison que les collaborateurs déclarent seulement un peu plus de la moitié des dysfonctionnements informatiques qui les affectent.

==>Les collaborateurs perdent en moyenne 28 minutes chaque fois qu'ils sont confrontés à un dysfonctionnement de nature informatique. Quant aux responsables informatiques, ils estiment que les utilisateurs font l'expérience en moyenne de deux incidents informatiques par semaine, soit une perte de 50 heures de temps de travail effective par an. Cependant, comme seuls un peu plus de la moitié des problèmes informatiques sont déclarés, la réalité se situerait plutôt aux alentours du double, soit 100 heures de travail perdues par an (deux semaines de travail).

==>Cette situation crée un cercle vicieux : les collaborateurs tentent de résoudre les incidents techniques par leurs propres moyens, ce qui nuit au niveau de l’engagement qu'ils ont avec le département informatique, celui-ci manquant de visibilité sur la manière dont la technologie est consommée.

==>Des écarts de perception entre les utilisateurs et le service informatique. En effet, le rapport montre que 84% des collaborateurs estiment que leur entreprise devrait améliorer la qualité de leur expérience numérique au travail alors que les responsables informatiques pensent que 90% des collaborateurs sont satisfaits des outils technologiques mis à leur disposition dans l'environnement de travail.

==>Lorsque les incidents informatiques passent sous les radars du département IT, les choses empirent : 79% des répondants (76% en France) s'accordent sur le fait que lorsque les problèmes informatiques ne sont pas déclarés, ils donnent naissance à des problèmes encore plus grands.

==>Les désagréments informatiques au travail sont monnaie courante : 61% des personnes interrogées (62% en France) conviennent que les pannes informatiques sont devenues une norme admise dans leur organisation.

Nos contrats de maintenance informatique intègrent systématiquement les coûts indirects pour l’entreprise…Afin que cette dernière prenne la meilleure décision.

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Les crises font bouger les lignes…ou les accélèrent.

#digital

Le développement de la mobilité, les obligations législatives, sociales puis sanitaires font que le rapport au travail ou tout du moins ses modalités, vont évoluer.

Si nous nous arrêtons sur un pan de la mobilité, Voici quelques solutions de collaboration gratuites pour le télétravail

-      Klaxoon, dont les outils collaboratifs permettent de réaliser des réunions, des ateliers de travail et de gérer des projets à distance depuis n’importe quel appareil numérique

-      De grands noms ont annoncé étendre leurs services de visioconférence gratuitement pour leurs clients, comme Google, Cisco Webex et Microsoft. 
Microsoft a annoncé la gratuité de sa solution Teams, dans la version Premium, pour 6 mois. « Chez Microsoft, la santé et la sécurité des employés, des clients, des partenaires et des communautés est notre priorité absolue. En mettant Teams à la disposition de tous gratuitement pendant six mois, nous espérons pouvoir soutenir la santé et la sécurité publiques en facilitant encore plus le travail à distance« , a indiqué l’éditeur.

-      LogMeIn, l’éditeur de GoToMeeting a annoncé fournir gratuitement aux services publics et de santé et à ses clients des kits d’urgence pour le travail à distance pendant trois mois : Meet (visioconférence), Host (présentations distantes jusqu’à 3 000 participants) et Access (aacès à distance à son poste de travail).

-      l’éditeur DuneAdviser, qui développe depuis plus de dix ans des solutions de télétravail pour tous types d’entreprises (TPE, PME, PMI et groupes internationaux). La société souhaite proposer gratuitement des licences de son logiciel pour guider les chefs d’entreprises vers une démarche de télétravail dans une période difficile.»

-      Systancia propose gratuitement pendant 3 mois depuis ce vendredi 13 mars sa solution Systancia Gate. Grâce à elle, les collaborateurs peuvent, depuis chez eux, disposer dans leur navigateur Internet d’un portail avec leurs applications, et accéder en toute sécurité à leurs applications ou à leur poste de travail situés dans le réseau interne de l’entreprise. La solution assure aussi à l’entreprise de rester conforme aux directives de sécurité, en éliminant le risque d’une ouverture trop importante de son réseau pour un accès depuis l’extérieur

-      Lifesize, avec sa solution de visioconférence, a rejoint la danse le lundi 16 mars, tout comme ALLOcloud et sa plateforme de réunion virtuelle.

Avoir des outils cela est nécessaire pour adapter de nouveaux gestes…mais tout ceci doit être abordé plus largement…en requestionnant l’ensemble de la politique informatique.

-      Serveurs informatiques locaux, serveurs hybrides, serveurs en cloud pur

-      Sécurité informatique

-      Système de sauvegarde informatique

-      …


Fort de son expérience et de ses compétences, Weodeo à la capacité à vous aider tant dans vos choix que dans la mise en œuvre informatique.

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le cloud hybride s'impose mais pas à 100%

#digital

Une grande majorité de DSI français ont désormais adopté une approche “Cloud first”, mais pas 100 % Cloud. Si toutes les nouvelles applications prennent la direction du Cloud public, plusieurs stratégies restent possibles pour l’existant : “Lift and Shift” ou refactoring ou rester en on-premise ?

N’en déplaise à Veolia qui a fait du 100 % Cloud public son objectif, bien peu de grandes entreprises visent à porter l’intégralité de leur système d’information dans le Cloud public. Beaucoup de DSI privilégient désormais l’approche Cloud First et construisent leurs nouvelles applications dans le Cloud public.

Maintenir des ressources on-premise

Néanmoins, toutes souhaitent maintenir au moins une partie de leur existant sur des ressources on-premise. Markess International souligne que 87% des entreprises françaises ont opté pour le Cloud hybride en 2017, contre 67% deux ans plus tôt. « Nos grands clients vont dans le Cloud aujourd’hui, ce n’est plus un sujet » explique ainsi Cyril Malargé, directeur executif Pôle chez Sopra Steria France. « Ils y vont pour plus de flexibilité, pour le paiement à l’usage, l’élasticité et la résilience des ressources. Simplement, les grandes entreprises et notamment les OIV (Opérateurs d’Importance Vitale) n’ont pas la volonté d’aller jusqu’au bout, ne veulent pas déporter l’ensemble de leur système d’information notamment pour des raisons de criticité ou de confidentialité. Il faut apporter une réponse via le Cloud hybride afin d’apporter le meilleur des 2 mondes, c’est-à-dire à la fois la sécurité et la confidentialité du Cloud privé et l’élasticité et la résilience du Cloud public. »

Des infrastructures au plus près des entreprises

Les principaux Cloud publics disposent d’infrastructures en France. A l’exception notable de Google, les principaux CSP (Cloud Service Providers) ont déployé leurs infrastructures au plus près des entreprises françaises comme le rappelait Laurence Lafont, (lire notre article Témoignage Soitec) directrice générale du marketing et des opérations de Microsoft France en début d’année : « Nous avons ouvert nos datacenters en France en mars de l’année dernière et nous avons atteint les 10 000 clients dans ces datacenters, c’est un véritable engouement. Beaucoup de clients utilisent cette infrastructure sur notre territoire pour des questions de latence, d’accès à des capacités de calcul, de stockage et d’IA au plus près ou pour des besoins de Data Residency. »

Les exemples d’entreprises qui ont franchi le pas se sont multipliés ces derniers mois, avec des stratégies différentes. Le Guide du Routard a ainsi privilégié le “Lift and Shift” pour migrer vers Google Cloud Platform sans heurt, (lire notre article Témoignage Le Routard.com). Carglass a bâti un système d’information hybride intégré (lire notre article Témoignage Carglass) tandis que d’autres comme Soitec exploitent le Cloud pour défricher de nouveaux domaines comme l’IoT (lire notre article Témoignage Soitec).

Le Cloud public est désormais bien intégré aux stratégies d’évolution des DSI. A chacun de placer le curseur où cela lui paraît le plus pertinent pour son entreprise.


« Adapter les applications monolithiques au Cloud va demander entre 5 et 10 ans »

« Les entreprises se sont rendu compte que d’une part le Cloud public est cher, complexe en termes de facturation et que les applications et méthodes de l’IT traditionnelles sont mal adaptées. Il est apparu que le Cloud hybride était la meilleure solution pour elles. Certaines applications doivent rester en on-premise et les applications frontales notamment qui nécessitent une grande scalabilité doivent prendre la direction du Cloud public.

Réécrire les applications legacy

Les grosses applications critiques qui traitent beaucoup de données clients sont néanmoins peu adaptées au Cloud public. Adapter les applications monolithiques existantes au Cloud va demander entre 5 et 10 ans. Il faut réécrire les applications legacy sous forme de microservices et c’est uniquement à ce prix-là que l’on pourra réellement profiter des atouts du Cloud public. »


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LES GAFAM déclarent en France un CA inférieur à la réalité.

#digital

En 2018 Les géants américains du numérique ont déclaré en France un chiffre d’affaires quatre fois inférieur à celui réalisé, engendrant un manque à gagner d’un milliard d’euros pour le fisc, selon un rapport publié mercredi 25 septembre par l’ancien secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi.

En 2018, les Gafam (Google Amazon, Facebook, Apple et Microsoft), ont déclaré en France 3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé contre 14,9 milliards effectivement réalisés,

M. Mahjoubi, qui est député LREM du 19ème arrondissement de Paris, en déduit que l’impôt versé par ces sociétés l’an dernier au fisc français devrait s’élever à 1,16 milliard d’euros, contre seulement 130 millions effectivement payés, soit neuf fois moins.

On appelle cela les vases communiquant..de nombreuses multinationales ont tendance à gonfler leur chiffre d’affaires ou les bénéfices réalisés dans les pays à la fiscalité avantageuse, et au contraire à minimiser leurs activités ou les gains encaissés là où les impôts sont plus lourds. Quelques exemples :
- Ainsi Facebook « a reporté un chiffre d’affaires en Irlande de 18,7 milliards d’euros mais ne compte dans ce pays que 3,1 millions de comptes actifs. En France, son revenu déclaré tombe à seulement 389 millions d’euros pour 38 millions d’utilisateurs« , relève le rapport.
Netflix n’a pas d’établissement en France, donc pas de ventes ni de profits déclarés .

Pour lutter contre l’érosion de la base fiscale la France a instauré cette année une « taxe Gafa » de 3 % sur le chiffre d’affaires des entreprises technologiques qui génèrent au moins 750 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Cette taxe est censée être provisoire en attendant l’aboutissement d’un processus d’adoption de règles fiscales communes au sein de l’OCDE. 

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Un vieux PC vendu aux enchères

#digital

Un ordinateur portable contenant six virus informatiques parmi les plus dangereux et symbolisant les dangers de l’Internet, a été vendu aux enchères 1,345 million de dollars.

Le portable un Netbook Samsung NC10 datant de 2008 et doté du système d’exploitation Windows XP SP3, n’a rien de particulier si ce n’est qu’il porte en lui « ILOVEYOU »(2000), « MyDoom » (2004), « SoBig » (2003), « DarkTequila » (2013), « BlackEnergy » (2015) et « Wannacry » (2017). Ces virus ont causé au moins 95 milliards de dégâts depuis deux décennies,

L’ordinateur, qui se trouve à New York, était visible en streaming pendant les enchères. Il était allumé, mais non connecté au réseau internet. Il sera livré avec son cordon d’alimentation mais l’acheteur s’est engagé à laisser l’ordinateur déconnecté pour ne pas propager ces virus, indique le site. L’œuvre d’art « permet l’étude des logiciels malveillants et permet à ceux intéressés dans l’analyse de ces logiciels (ou peut-être dans un cadre
professionnel) d’avoir accès à un logiciel en état de fonctionnement, d’analyser la façon dont ils opèrent ou permettre à des gens de bloquer des logiciels spécifiques dans leur environnement« , explique les organisateurs

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Protection des données non respectées : Encore Facebook !

#digital

Divulgation non autorisée à des tiers des informations de millions de personnes, absence de consentement des « amis des amis » à la collecte de leurs données, téléchargement de carnets d’adresses liés à des comptes de messagerie électronique… Les reproches s’accumulent en Amérique du Nord.


Ce jeudi 25 avril n’a pas été un bon jour pour Facebook. Le Commissariat canadien à la protection de la vie privée l’a épinglé pour de graves atteintes présumées à la vie privée et pour son refus d’agir pour protéger les renseignements personnels de ses utilisateurs. De son côté, la procureure de l’Etat de New York, Letitia James, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur le téléchargement indu par Facebook de 1,5 million de carnets d’adresses liés à des comptes de messagerie électronique, révélé la semaine dernière.

Des « violations graves »

Le gendarme canadien de la protection des données personnelles, qui n’a pas de pouvoir contraignant, « compte porter l’affaire devant la Cour fédérale afin qu’elle rende une ordonnance pour obliger l’entreprise à corriger ses pratiques« , a-t-il indiqué dans un communiqué. Le réseau social américain a commis des « violations graves aux lois
canadiennes et s’est soustrait à ses responsabilités concernant la protection des renseignements personnels des Canadiens« , précise cet organisme au terme d’une enquête menée par le commissaire fédéral Daniel Therrien et son homologue la Colombie-Britannique.

Ensemble, ils ont étudié le rôle de Facebook et de l’entreprise canadienne AggregateIQ dans le scandale impliquant l’entreprise britannique Cambridge Analytica, qui travaillait pour la campagne de Donald Trump en 2016 et a détourné les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde.
Selon M. Therrien, Facebook conteste les conclusions de son enquête et a refusé de mettre en place les recommandations pour mieux protéger les renseignements personnels des utilisateurs de la plateforme. Il recommande notamment qu’Ottawa révise d’urgence les lois canadiennes sur la protection de la vie privée afin d’y inclure des peines sévères pour les contrevenants et des mesures correctives. « Le refus de Facebook d’assumer ses responsabilités en ce qui concerne la protection de la vie privée est très troublante compte tenu, entre autres, de la quantité de renseignements personnels sensibles que lui ont confiés ses utilisateurs« , a dit M. Therrien.
Parmi les infractions relevées, la divulgation non autorisée à des tiers des informations de 87 millions de personnes dans le monde dont 600 000 Canadiens, l’absence de consentement des « amis des amis » à la collecte de leurs données par la plateforme, un manque de supervision des applications tierces en matière de protection des données, et l’absence de responsabilité de Facebook quant aux informations personnelles des utilisateurs.

Manque de respect et profits financiers

Les Etats-Unis, en parallèle, ouvre une enquête sur des carnets d’adresse électroniques téléchargés indûment par Facebook. Le 17 avril, le réseau social avait annoncé au site Business Insider que cette opération avait été effectuée, à l’insu des utilisateurs, de façon
« involontaire » et s’était engagé à effacer l’ensemble des informations collectées. Facebook a annoncé au site que cette pratique, désormais révolue, avait été en place de mai 2016 à avril 2019. « Le moment est venu pour Facebook d’être placé devant ses responsabilités
quant à son traitement des données personnelles des consommateurs« , a déclaré la procureure James, citée dans le communiqué publié jeudi. Pour elle, la plateforme « a montré son manque de respect pour les informations personnelles des utilisateurs tout en profitant financièrement de leur utilisation« . Et si 1,5 million de comptes de messagerie électronique sont concernés, Facebook a ainsi eu accès à des informations concernant « des centaines de millions d’individus« , contenues dans le carnet d’adresses de ces messageries,
a souligné la procureure.
Le bureau du procureur de l’Etat de New York avait déjà ouvert une enquête sur Facebook en mars 2018, celle-ci concernant l’obtention par le cabinet britannique Cambridge Analytica de données personnelles d’utilisateurs du réseau social.
L’annonce de cette nouvelle enquête intervient au lendemain de la publication des résultats trimestriels de Facebook, qui a révélé, à cette occasion, avoir provisionné trois milliards de dollars en prévision d’une possible amende de l’Agence fédérale de régulation du commerce, la FTC, pour sa gestion des données personnelles des utilisateurs.

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Les PME : Les oubliées du numérique, du Digital ?

#digital

La France compte 3,8 millions de PME soit l'équivalent de 99,9 % de ses entreprises et de 48,3 % de l'emploi salarié[1]. Pourtant, fin 2017, seules 36 % d'entre elles avaient formalisé une stratégie numérique[2]. Une faible proportion qui place l'hexagone en 16e position européenne[3]. Si elles veulent rester compétitives à l'international, il est plus que temps pour les PME de prendre le virage du digital.

 
Pourquoi un tel retard ? s'interroge Olivia Buono, Directrice Commerciale de SAP Concur. Parce que jusqu'alors, 87 % des dirigeants de PME[4] ne considéraient pas la transformation digitale comme une priorité stratégique. Véritable couteau suisse multifonction, le patron de PME n'avait que peu de temps à accorder aux nouvelles technologies. Pourtant, son implication reste la condition sine qua non de la réussite d'une transformation aussi importante. Voici l'analyse d'Olivia Buono :
 
Le digital, levier de performances
Mais aujourd'hui, la situation a changé. Face au big data et à la mondialisation des marchés, les PME n'ont d'autre choix que de tendre elles aussi vers la digitalisation, facteur de compétitivité et clé de leur survie. Une prise de conscience renforcée par les ressources humaines. En effet, la moitié des PME voient leur développement ralenti par les difficultés à recruter des profils experts[5]. Parmi les raisons invoquées : leur manque de digitalisation, véritable frein pour la génération digital native et pour les candidats issus de grands groupes.
 
Grâce au digital, 70 % de temps gagné 
C'est pourquoi, sous l'impulsion des millénials, les cadres dirigeants de PME se montrent aujourd'hui de plus en plus sensibles quant aux bénéfices des outils numériques. À titre d'exemple, la digitalisation des notes de frais favorise un gain de temps de 70 %[6] sur leur traitement et près de 10 000 euros d'économies par an dans le cas d'une société de 40 personnes soumettant chaque mois une note de frais de 150 euros[7] en moyenne. À la clé : meilleure visibilité sur les coûts, respect de la politique de dépense de l'entreprise, contrôle optimisé du budget… et 0 papier ! Une vraie révolution, la moitié du papier consommé en France chaque année étant utilisé dans le cadre du travail, soit un coût environnemental et financier équivalent à 300 millions d'euros[8], mais aussi l'opportunité de diminuer le nombre de fraudes et d'économiser ainsi jusqu'à 1,4 % du montant annuel des dépenses[9]. 
 
Autre atout : la sécurité des collaborateurs. 63 % des Travel Managers estiment en effet que leurs employés courent plus de risques qu'auparavant[10]. Une obligation de sécurité qui incombe à l'entreprise et à laquelle répond le digital grâce, notamment, à la géolocalisation.
 
Digitalisation rime avec prédiction ! 
La digitalisation des PME s'impose désormais comme leur véritable moteur de croissance à l'international. Pourquoi ? Parce que les outils numériques comme les prestataires ont la capacité à s'adapter en permanence aux mutations en cours pour anticiper les besoins à venir. Un élément indispensable pour survivre et se développer dans un écosystème mondial en pleine effervescence. Travail collaboratif, partenariats, co-innovation… Désormais ouvertes sur le monde extérieur, les PME ont besoin d'outils facilitant l'interface avec les principaux acteurs du marché tels que Uber, Trainline, Airbnb, Chauffeur Privé… 
 
Le savoir-faire made in France est reconnu aujourd'hui comme un gage de haute qualité (33 %), de design d'excellence (30 %), d'originalité et de prestige (20 %)[11]. Une image très positive qu'il faudra préserver en optant pour la transformation digitale !

Mais le Digital, pas n'importe comment!

il ne suffit pas de mettre du numérique pour performer...il faut définir des cibles, cibles reliées à la stratégie de l'entreprise pour avoir une cohérence et, des outils au service de l'ambition.

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Les Français champions européens du travail collaboratif

#digital

Ils sont plus de 7 salariés sur 10 à aimer le travail en équipe, même à distance, contre un peu plus de 6 chez les Allemands et les Britanniques, selon une étude* menée par Strike, une plateforme de gestion du travail collaboratif.

Lorsqu’on les interroge sur ce qui décrit le mieux pour eux le travail collaboratif avec leurs collègues, sur leur lieu de travail ou à distance, 74 % des salariés français déclarent l’adorer ou l’accepter sans réserve, contre 64 % pour les allemands et les britanniques. Hors Europe, ils sont surpassés par les américains (78%). En France la génération Z (18-24 ans) et celle des Millenials (née entre le début des années 80 et le milieu des années 90) sont les plus enthousiastes (85 % et 77 % respectivement).

Un travail plus agréable et productif

52 % des Français estiment que le travail collaboratif rend leurs tâches plus agréables et/ou qu’il accroît leur productivité, à comparer aux 41 % pour les salariés allemands et britanniques, et 46% pour les américains. La génération Z est la plus positive sur le travail collaboratif (60 %), suivie par la génération des baby boomers (56 %)

Les Français se passeraient bien des meetings 

Lorsqu’on leur demande quel élément ils pourraient éliminer en premier durant leur journée de travail, ils placent en tête les meetings, y compris les téléconférences (29 %) suivis de loin par les tableaux Excel (16 %) et les emails (15 %). A noter que 18 % des britanniques et 20% des américains élimineraient en premier… leur manager, contre seulement 10 % des français.
En France par classe d’âge, la génération Z se singularise et place les tableaux Excel en premier choix d’élimination (26 %), les meetings et téléconférences étant relégués en queue de peloton (11 %).

*L’étude Happiness Index 2018 de Wrike a été réalisée en novembre 2018 auprès d’un échantillon représentatif de 1000 employés respectivement en France, en Allemagne, au Royaume Uni et aux Etats-Unis, dans des entreprises de plus de 200 employés.


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Les Backlinks c’est fini…Google les abandonne !

#digital

Google vient d'annoncer un tsunami dans le domaine du SEO avec l'abandon de la prise en compte des backlinks dans son algorithme de pertinence à partir d'aujourd'hui. Mais ce n'est pas tout : d'ici quelques mois, la page de résultats du moteur de recherche proposera des contenus qui seront entièrement créés par des algorithmes de génération automatique de réponses de type GPT-2, avec disparition à la clé des résultats naturels. Une véritable révolution qui va toucher et impacter plus d'un pan de notre métier !...


Depuis quelques mois, Google communique sur le fait que l'algorithme de pertinence de son moteur de recherche ignore désormais les liens "spammy" plutôt que de pénaliser les sites qui usent de ces techniques. Bonne ou mauvaise façon de voir les choses ? Peu importe, c'était en tout cas la voie prise par les équipes dirigeantes de Mountain View depuis l'année dernière et, au fur et à mesure, le message commençait à passer dans le landerneau du référencement. La gestion des backlinks (ou liens entrants) s'en trouvait donc chamboulée, de façon logique. Difficile, en effet, de savoir si un lien acheté, par exemple, était véritablement efficace…

Mais Google a décidé d'aller (beaucoup) plus loin avec, à partir d'aujourd'hui, une décision radicale : en effet, l'algorithme ne prend désormais plus en compte aucun lien entrant externe (c'est-à-dire venant d'un autre nom de domaine) et se base dorénavant uniquement sur des critères "in page", c'est-à-dire l'analyse du code HTML (ou Javascript) des pages. Aux dernières nouvelles, le maillage interne d'un site (donc les liens au sein d'un même nom de domaine et sous-domaine) resteraient valides, mais aucun moyen de savoir jusqu'à quand.

Le PageRank abandonné

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Premier corrolaire évident : la notion de PR (PageRank) devient désormais obsolète. Non pas la "petite barre verte" qu'on affichait dans les navigateurs (voir ci-contre) et qui, elle, a été tuée depuis des lustres, mais bien la véritable notion de PageRank avec ses corollaires : le surfeur aléatoire et/ou raisonnable, le PageRank thématique, etc. De même, les indicateurs de type TF/CF de Majestic (ou leurs équivalents chez Moz, Ahrefs et autres) ne servent plus à rien, en termes de SEO en tout cas. D'autre part, les différentes plateformes de netlinking actuelles ont bien du souci à se faire. Etc. On ne se rend pas compte, parfois, des incidences que peuvent avoir les décisions d'un moteur de recherche leader sur le pan entier d'une économie, d'une communauté, même s'il ne s'agit que d'une niche de marché.

Notre métier de SEO va donc bien entendu s'en trouver changé, voire totalement bouleversé, et ce du jour au lendemain. Certains référenceurs ne cachent d'ailleurs pas leur mécontentement sur les forums, en s'apercevant qu'ils vont désormais être obligés de rédiger du contenu de qualité pour se positionner. Une révolution dans leurs habitudes qui provoque parfois un véritable tollé sur la Toile !

Google : "le machine learning a tué le lien et nous irons beaucoup plus loin"

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David C. Bigfish, responsable de l'équipe "Search Quality Team" chez Google en Californie, nous l'a révélé lors d'un entretien exclusif à l'occasion du dernier SEO Camp'us : "Devant l'essor incroyable des trop nombreuses plateformes de netlinking de plus ou moins bonne qualité, les spams à base de PBN ou autres joyeusetés de même type (savez-vous que nous trouvons encore des pages contenant du texte en blanc sur fond blanc ? Pour l'anecdote, au sein de Google, l'ingénieur qui détecte encore aujourd'hui ce type de spam paléolithique paie l'apéro le jour-même...), nos réflexions nous ont poussé à abandonner cette famille de critères autour des backlinks, qui étaient de toutes façons devenue insignifiants en termes de poids depuis des années. Nos algorithmes d'intelligence artificielle et de "machine learning" nous permettent de toutes façons d'obtenir d'excellents résultats sans avoir recours à des archaïsmes spammés comme les liens hypertextes, qui sont un vieux souvenir des débuts du Web, il y a 30 ans de cela. Il faut vivre avec son temps et les réseaux de neurones actuels sont bien plus performants, d'autant plus qu'avec les ordinateurs quantiques que nous mettons dorénavant en place, la notion même de lien devient totalement caduque en termes d'analyse du contenu. Vous allez voir, vous n'allez pas être au bout de vos surprises dans les prochains mois !"

En effet, M. Bigfish ne s'arrête pas là dans ses réflexions et voit beaucoup plus loin, continuant sur un effet de manche : "D'ici quelques années, peut-être quelques mois si les choses vont à la vitesse actuelle, nos algorithmes - à l'instar de l'actuel GPT-2 d'OpenAI - seront tout à fait capables de créer une page de résultats "made in Google" basée sur le contenu du Web, additionné de nombreux partenariats avec des sources d'information fiables pour "nourrir" les logiciels d'intelligence artificielle avec de la "data" de qualité. Ainsi, il n'y aura plus, comme actuellement, de "liens bleus" (résultats naturels) à la pertinence très aléatoire, mais uniquement de l'information qui viendra soit de sources 100% fiables, soit de contenus que nous auront créés grâce à des algorithmes de génération avancée de texte (là encore, les ordinateurs quantiques nous permettent de faire des choses mille fois plus avancées que ce que permet aujourd'hui un GPT-2), aidés par des "inputs" validés et crédibles.".

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Le vieux rêve d'Amit Singhal (ci-contre), l'une des têtes pensantes de Google (parti depuis vers de nouveaux horizons), désirant avant tout créer l'ordinateur de Star Trek, réfléchissant et pouvant répondre à n'importe quelle question quasiment de lui-même, serait-il en train de voir le jour ?

On notera d'ailleurs qu'Elon Musk, le PDG visionnaire (à la tête notamment de Space X et Tesla, et à l'origine de l'organisation OpenAI) vient d'intégrer le board de Google en tant que chargé de mission et consultant transhumaniste. Nul doute que ses idées d'avant-garde vont mener le moteur de recherche (et, d'une façon générale, toutes les activités du groupe Alphabet) vers de nouvelles voies futuristes.

Pour ce qui est du métier de référenceur, on peut se poser la question de son avenir. D'aucuns auront le réflexe classique et habituel du "SEO est mort". D'autres répondront qu'il va, une fois de plus évoluer. L'abandon des liens fait certes penser à un retour en arrière, à l'époque des Lycos, Webcraler ou autres Infoseek. Peu importe, oublions le linkbaiting, gardons notre ligne, ne mordons pas à l'hameçon googlien... Et les poissons seront bien gardés ! 😉

https://www.abondance.com/wp-content/uploads/2019/03/broken-link.jpgLe lien est rompu. Il fallait s'y attendre... Source : Updatepedia

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